mardi, novembre 14, 2006

Cercle polar

Un top 10 d'auteurs policiers à lire. (10 à 6)

Pourquoi n'y a-t-il pas de femmes dans ce top 10 ? Euh... répondrai-je.

Ce qu'il faut lire de polars.

10-Raymond Chandler



Le lire en français traduit par Boris Vian. Son Philip Marlowe est l'archétype même du détective privé cynique. Avec Dashell Hammet, Chandler a créé le polar tel qu'il s'écrit encore aujourd'hui. Mordants, vieillots, un peu puckés, les romans de Chandler ont vécu et au-delà des intrigues, des personnages amers qui modèleront les héros et les méchants à venir.
9- Robert Crais
On se fout un peu de Robert Crais. Celui qu'on aime, c'est Elvis Cole et son pote Joe Pike, un dur, ce Joe. Ce qu'on aime de cet auteur, c'est l'humour qui arrive juste avant la tension, ce qu'on aime de cet écrivain de la Côte Ouest, encore!, c'est des intrigues ficelées pas tirées par les cheveux... Sinon très rarement et qui nous touchent directement. Un écrivain sous-estimé qu'on découvre avec plaisir. A goûter.
8- James Lee Burke
Il y a quelque chose de droite, un relent républicain, dans James Lee Burke. Son Dave Robichaux, alcoolique abstinent, peut énerver un peu. Il s'occupe de sa fille, il est sans compromis, nettement moins drôle qu'Elvis Cole. Et pourtant, on en lit un puis deux deux puis dix. Et ce type devient réel, tangible... C'est comme ces connaissances qu'on a qui nous tape mais qu'on a malgré nous le besoin de voir de temps en temps. De loin, celui que j'aime le moins mais parmi ceux dont je peux le moins me passer. Comme du fast food intelligent.
7- Caleb Carr
Ah! L'aliéniste et, dans une moindre mesure, L'Ange des ténèbres. Dans le New York de la fin du XIXe siècle, un médecin et son improbable équipe enquêtent sur des meurtres particulièrement écoeurants. Mais bon, on s'en fout. Ce qui nous intéresse, c'est l'univers, le dépaysement, la faculté de Carr à nous faire voyager dans le temps. Bien écrit, dans mon cas, du moins, bien traduit, ces deux romans ont été un plaisir égalé seulement par la frustration suscitée par l'absence de suites. Il nous en faut pourtant un autre!
6-David Peace
Écrivain britannique, auteur de la série allant de 1974 à 1983, David Peace a une noirceur macabre, une lourdeur, une souffrance... Putain, c'est pas rose... On ne rigole pas avec ce mec et personne ne s'en sort vivant ou à peu près. Il y a ces écrivains qui inventent des vies, Peace inventent des morts. C'est lourd, c'est brillant. Ce type ne peut être comparé qu'à Ellroy. Appelé à monter dans mon top 10 au fil des ans, s'il continue comme ça.

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Au cégep un prof nous avait fais lire "Black Cherry Blues" et j'avais bien aimé.

1:37 p.m.  
Blogger Le roux said...

Le dernier roman de James Lee Burke, que je n'ai toujours pas lu, se situe pendant Katrina. Il semble qu'il soit très efficace. C'est à voir.

2:31 p.m.  

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