Histoire extraordinaire I
(10 à 6)
Le roman historique mérite vachement d'être revisité. C'est fou comme il y a place à l'imagination dans les grands moments de l'homme. Voici quelques écrivains qu'il faut lire.
10-Manuel Vasquez Montalban

La raison qui justifie que Montalban soit si haut dans cette liste est que je n’ai lu de lui qu’un seul roman historique en tant que tel. Un roman magistral, d’ailleurs. Montalban est le père de Pepe Carvalho et fait dans le polar. Excellents polars qui ont failli faire ma liste du Cercle polar. Il a écrit une série de romans antifranquistes et ce livre, Ou César ou rien, qui raconte les Borgia. C’est quelque chose, comme dirait Mario Lemieux. Ca mérite amplement la dixième place.
9-Patrick O’Brian
O’Brian, c’est le Capitaine Aubrey. De l’histoire maritime. On s’en lasse après un temps (Ne faites pas comme moi et n’en lisez pas dix de suite) mais le temps que le plaisir dure, on entre dans l’univers des guerres napoléoniennes et on a ben du fun. Les personnages sont vieillots voire conservateurs mais restent attachants et les livres sentent le large. Ça vaut la peine.
8-Bjorn Larsson
C’est un faux roman historique basé sur un vrai roman d’aventure que le roman qui justifie la présence de Larsson dans ce top. Long John Silver est une réponse à l’Île au trésor de Stevenson. J’ai lu les deux consécutivement et c’est ce que je vous recommande de faire. L’expérience est hallucinante. L’écriture est lumineuse, enjouée, foncièrement humaine. Une relecture merveilleuse.
7-Umberto Eco
Bon, Eco. Un peu pêteux, disons. Culturé. Tu le lis avec l’impression que tu ne sais rien, qu’il est là pour te le rappeler, lui qui sait toutte. Ce qui est moins vrai pour Baudolino, son dernier roman. Reste que le Pendule de Foucault est un roman monstre, un trait de génie, et que le Nom de la Rose est un super thriller historique. Reste que ses essais comme la Guerre du Faux se lisent comme des romans et que finalement, ce type est très fort. Mais il fait chier quand même avec ses allusions érudites. Et puis avec Eco, Dan Brown peut aller se rhabiller.
6-Alexandre Dumas

Lui ne devrait pas être coté. A force de se faire raconter des histoires par Dumas, on finit par s’attacher plus à l’auteur qu’aux livres eux-mêmes. C’est le cas pour Dumas. Ou c’est mon cas à moi. Des Mohicans de Paris aux Mémoires d’un médecin, des Quarante-Cinq aux Trois Mousquetaires, je vous fais le pari, trouvez-moi un moment que vous passerez avec ce type à vous emmerder. En ce qui me concerne, Dumas est mon ami. Et si je reconnais ses défauts, j’en viens à les aimer.
(10 à 6)
Le roman historique mérite vachement d'être revisité. C'est fou comme il y a place à l'imagination dans les grands moments de l'homme. Voici quelques écrivains qu'il faut lire.
10-Manuel Vasquez Montalban

La raison qui justifie que Montalban soit si haut dans cette liste est que je n’ai lu de lui qu’un seul roman historique en tant que tel. Un roman magistral, d’ailleurs. Montalban est le père de Pepe Carvalho et fait dans le polar. Excellents polars qui ont failli faire ma liste du Cercle polar. Il a écrit une série de romans antifranquistes et ce livre, Ou César ou rien, qui raconte les Borgia. C’est quelque chose, comme dirait Mario Lemieux. Ca mérite amplement la dixième place.
9-Patrick O’Brian
O’Brian, c’est le Capitaine Aubrey. De l’histoire maritime. On s’en lasse après un temps (Ne faites pas comme moi et n’en lisez pas dix de suite) mais le temps que le plaisir dure, on entre dans l’univers des guerres napoléoniennes et on a ben du fun. Les personnages sont vieillots voire conservateurs mais restent attachants et les livres sentent le large. Ça vaut la peine.
8-Bjorn Larsson
C’est un faux roman historique basé sur un vrai roman d’aventure que le roman qui justifie la présence de Larsson dans ce top. Long John Silver est une réponse à l’Île au trésor de Stevenson. J’ai lu les deux consécutivement et c’est ce que je vous recommande de faire. L’expérience est hallucinante. L’écriture est lumineuse, enjouée, foncièrement humaine. Une relecture merveilleuse.
7-Umberto Eco
Bon, Eco. Un peu pêteux, disons. Culturé. Tu le lis avec l’impression que tu ne sais rien, qu’il est là pour te le rappeler, lui qui sait toutte. Ce qui est moins vrai pour Baudolino, son dernier roman. Reste que le Pendule de Foucault est un roman monstre, un trait de génie, et que le Nom de la Rose est un super thriller historique. Reste que ses essais comme la Guerre du Faux se lisent comme des romans et que finalement, ce type est très fort. Mais il fait chier quand même avec ses allusions érudites. Et puis avec Eco, Dan Brown peut aller se rhabiller.
6-Alexandre Dumas

Lui ne devrait pas être coté. A force de se faire raconter des histoires par Dumas, on finit par s’attacher plus à l’auteur qu’aux livres eux-mêmes. C’est le cas pour Dumas. Ou c’est mon cas à moi. Des Mohicans de Paris aux Mémoires d’un médecin, des Quarante-Cinq aux Trois Mousquetaires, je vous fais le pari, trouvez-moi un moment que vous passerez avec ce type à vous emmerder. En ce qui me concerne, Dumas est mon ami. Et si je reconnais ses défauts, j’en viens à les aimer.


